Nancy en 48 heures, au départ du 1901
Un itinéraire calé sur deux nuits, écrit depuis la porte de l’appartement. Les temps annoncés sont des temps de marche réels.
Jour 1, journée : la ville du XVIIIe siècle
Sortez vers le nord. Huit minutes plus tard, vous êtes place Stanislas : grilles dorées de Jean Lamour, fontaines de Guibal, ensemble inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983 avec la place de la Carrière et la place d’Alliance.
Le musée des Beaux-Arts occupe le côté ouest de la place, face à l’Opéra. Son sous-sol abrite une collection Daum installée dans les fondations des anciennes fortifications : comptez deux heures. Enchaînez par l’arc Héré et la place de la Carrière jusqu’au parc de la Pépinière, 21 hectares, à douze minutes du 1901. Toutes les distances depuis l’immeuble sont détaillées dans le plan du quartier et ses temps de marche.
Jour 1, soir : la vieille ville
Remontez la Grande Rue, l’axe médiéval : façades Renaissance, palais des ducs de Lorraine, porte de la Craffe à l’extrémité nord. La montée se fait en une vingtaine de minutes depuis la place Stanislas, boutiques comprises.
Pour dîner, La Bolée et La Maison dans le Parc figurent dans les tables de la vieille ville. Réservez : le centre se remplit vite le vendredi et le samedi soir. Le retour se fait à pied, la place s’ouvrant au bout de la rue Saint-Dizier.
Jour 2 : l’École de Nancy
C’est la journée pour laquelle on vient à Nancy sans toujours le savoir. Le musée de l’École de Nancy et la villa Majorelle se trouvent au sud-ouest, à une trentaine de minutes à pied ou une quinzaine en tram et bus.
Le musée occupe la maison d’Eugène Corbin, le collectionneur qui a réuni verreries de Gallé et de Daum, mobilier de Majorelle et vitraux de Gruber. La villa Majorelle a été construite en 1901-1902 par Henri Sauvage pour l’ébéniste Louis Majorelle : elle se visite sur créneau, réservez avant de partir. Retour par la boutique Daum pour la pâte de cristal. Les autres adresses Art nouveau de la ville, celles qui se voient depuis le trottoir et sans billet, sont réunies sur notre page consacrée à l’École de Nancy.
Jour 2, fin de journée : les macarons et le train
La Maison des Sœurs Macarons perpétue la recette des religieuses de la rue Gambetta. C’est le souvenir le plus transportable de la ville, et il tient dans un bagage cabine.
La gare de Nancy-Ville est à treize minutes à pied du 1901, avec des directs vers Paris-Est en 1 h 30 environ. Le départ de l’appartement se fait avant 11 h, l’arrivée à partir de 16 h : deux nuits vous laissent deux journées pleines.
Pour une semaine de travail plutôt qu’un week-end, tout est dans travailler depuis le 1901.
Si vous venez de Paris pour la journée plutôt que pour deux nuits, l’arithmétique change : elle est détaillée dans l’aller-retour dans la journée depuis Paris-Est.
Le minutage des deux jours
Les deux journées tiennent sans transport, sauf une fois. Voici ce qu’il faut compter, étape par étape.
| Moment | Étape | Compter |
|---|---|---|
| Jour 1, matin | place Stanislas, musée des Beaux-Arts | 8 min de marche, deux heures de musée |
| Jour 1, après-midi | arc Héré, place de la Carrière, Pépinière | 21 hectares, 12 min de l’immeuble |
| Jour 1, soir | Grande Rue, vieille ville, porte de la Craffe | 20 min de montée depuis la place |
| Jour 2, matin | musée de l’École de Nancy, villa Majorelle | 30 min à pied ou 15 min en tram et bus |
| Jour 2, fin | Sœurs Macarons, gare de Nancy-Ville | 13 min, Paris-Est en 1 h 30 environ |
Le seul trajet motorisé du séjour est celui du deuxième matin. Tout le reste part de la porte de l’immeuble, ce qui explique pourquoi dormir à huit minutes de la place change le rythme de ces deux jours.
La Pépinière, 21 hectares voulus par Stanislas
Le parc n’est pas un jardin d’agrément à l’origine. Stanislas le fait créer en 1765 comme pépinière royale, pour fournir en arbres les routes de Lorraine. D’où le nom, et d’où le plan en damier de la partie basse, qui est un plan de plantation avant d’être un plan de promenade.
La ville le rachète en 1835 et l’ouvre au public. On y trouve aujourd’hui une roseraie, de longues pelouses géométriques, et dans la partie haute des allées d’arbres dessinées à l’anglaise. Vingt et un hectares, à douze minutes de l’immeuble et deux minutes de la place Stanislas.
C’est l’étape qui sauve un après-midi de juillet, quand la place renvoie la chaleur et que les terrasses sont pleines. Avec des enfants, c’est même le point de bascule de la journée, et le sujet d’une page à part.
Une troisième journée, si vous l’avez
Deux jours suffisent pour l’essentiel, et laissent trois choses de côté. Les voici, par ordre de rentabilité.
La première est l’Art nouveau au-delà du musée. Nancy n’a pas rangé son École dans un bâtiment : les façades sont dans la ville, sur des immeubles habités, des banques et des pharmacies. Une matinée à les chercher vaut mieux qu’une visite guidée, et nous en avons fait une page entière.
La deuxième est la brasserie Excelsior, au 50 rue Henri-Poincaré, face à la gare. Ouverte en 1911 sur les plans de Lucien Weissenburger et d’Alexandre Mienville, elle a gardé sa salle Art nouveau en service. Il n’y a pas de billet à payer pour la voir : on entre, on s’assoit, on commande. C’est le dernier repas avant le train, à treize minutes de l’immeuble.
La troisième est le marché. La halle ouvre du mardi au samedi de 7 h à 19 h et le dimanche de 9 h à 13 h 30, et une troisième journée permet enfin d’y faire des courses au lieu de la traverser. Avec une cuisine complète à l’étage, un dîner acheté le matin coûte le tiers d’un restaurant et se mange à l’heure qu’on veut, ce qui compte quand on voyage à quatre. Le détail des adresses est ailleurs.
Trois jours, c’est aussi le format qui justifie de venir en train depuis Paris plutôt qu’à la journée : 1 h 30 à l’aller, deux nuits sur place, et le sentiment d’avoir vu la ville plutôt que de l’avoir cochée.
Le 1901 est à cette adresse
Appartement de 50 m², 4 voyageurs, 2 chambres, au 2e étage avec ascenseur, dans le quartier Charles III.
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